La FoodTech européenne résiste et se réorganise

Published on June 2, 2026

Nous venons de publier notre neuvième rapport annuel sur la FoodTech européenne. Même si les startups AgriFoodTech ont levé 25% de fonds de moins en 2025 qu’en 2024 (3 milliards d’euros au total), la tonalité du rapport est largement optimiste.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce qui se passe en Europe et décrypter les stratégies des acteurs agroalimentaires internationaux qui y investissent, inscrivez-vous au webinar que nous organisons le 16 juin à 16h.

S’il faut retenir trois raisons d’être optimistes, ce serait :

  • Un hub mondial d’innovation : l’Europe reste performante à l’échelle mondiale et représente désormais 28% des financements AgriFoodTech globaux.
  • Une conviction de long terme dans l’innovation : les financements en amorçage sont restés stables. Cela signifie que les entrepreneurs, soutenus par des investisseurs, continuent de lancer de nouvelles vagues de projets à fort potentiel.

On remarque aussi l’émergence de nouveaux thèmes et de nouvelles géographies, notamment:

  • L’Espagne, se distingue comme l’un des hubs les plus dynamiques, avec des startups intéressantes sur toute la chaîne de valeur, de l’agriculture aux ingrédients jusqu’aux nouvelles marques. À l’inverse, certains leaders historiques, en particulier l’Allemagne, sous-performent depuis quelques années.
  • L’aquaculture, les protéines alternatives, les nouveaux ingrédients, les bio-solutions ou l’imagerie satellite pour l’agriculture sont autant de thèmes sur lesquels les acteurs européens sont maintenant leaders.

 

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lles ne doivent cependant pas masquer certaines faiblesses structurelles, et encore sans solutions :

  • L’absence d’un vrai marché commun unifié (pour les solutions B2B et encore pour les marques innovantes).
  • Les limites des investisseurs européens pour financer les projets d’industrialisation
  • Un cadre réglementaire qui pousse les acteurs à aller chercher une première commercialisation aux États-Unis ou en Asie.

Du point de vue des entreprises, ces défis ne sont pas nécessairement de mauvaises nouvelles. Ils renforcent le besoin des startups de collaborer avec des acteurs établis, à la fois pour lever des fonds et pour réussir leur déploiement commercial à l’international.

C’est pourquoi nous anticipons une implication croissante des acteurs agroalimentaires mondiaux, avec des startups AgriFoodTech européennes qui continueront de croître et de gagner en importance.

Nous avons aussi publié des notes sur:

 


8M€ levés par la FoodTech française en mai

🌾🇫🇷 Hectarea a levé 1,5 M€ pour accélérer sa plateforme de financement participatif dédiée au foncier agricole, permettant aux particuliers d’investir dans des terres agricoles en France à partir de 100 € et de faciliter l’accès au foncier pour les agriculteurs.

♻️🇫🇷 Dealinka a levé 6,5 M€ pour développer sa plateforme de redistribution d’invendus non alimentaires, reliant des entreprises disposant de surplus à un réseau de 1 200 associations partenaires.

♻️🇫🇷 PimpUp, spécialisée dans les paniers anti-gaspillage issus de producteurs locaux à Montpellier, a été reprise à la barre par Quasimodo, une plateforme parisienne de lutte contre le gaspillage.

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Top 5 des levées FoodTech hors France

🍝🇺🇸 Brami, une startup américaine a levé 33 M$ pour ses pâtes protéinées. Initialement positionnée sur des snacks à base de lupin, l’entreprise s’est ensuite tournée vers les pâtes (mélange de lupin et de blé, avec 21 g de protéines par portion), surfant ainsi sur les tendances des produits enrichis en protéines et du rejet de l’ultra-transformé.

🍬🇱🇹 Pentasweet, une entreprise lituanienne, a lancé la construction d’une usine de fermentation de précision à 65 M€ pour produire du brazzeine à l’échelle industrielle en Europe, une protéine sucrante pouvant remplacer le sucre.

🍟🇺🇸 Jesse & Ben’s a levé 10 M$ pour sa marque de frites sans “seed oils” (huiles fortement controversées aux États-Unis) et donc cuisinées à la graisse de bœuf. Le mouvement anti-huiles de graines aux États-Unis crée de nombreuses opportunités pour de nouvelles marques, mais la pérennité de ces acteurs reste incertaine, notamment si la tendance s’essouffle.

🐶🇺🇸 Golden Child, une startup américaine, émerge avec 37 M$ levés pour lancer deux produits D2C ultra-premium pour chiens : un système de repas frais surgelés et un “drizzle”, un complément liquide stable à température ambiante à ajouter à l’alimentation habituelle.

🍓🇺🇸 Oishii a bouclé une première tranche de 150 M$ de sa série C pour accélérer sa production et sa distribution de fraises premium issues de l’agriculture verticale. Alors que la plupart des acteurs du vertical farming, concentrés sur les légumes-feuilles, peinent à atteindre la rentabilité, Oishii, en misant sur un produit déjà premium avec une forte différenciation, se retrouve désormais presque seul sur son segment.

 

Top 5 des infos corporate et innovation hors France

🧒🇫🇷 Le groupe Bel a acquis Brainiac, une marque américaine de snacking fonctionnel pour enfants et familles, axée sur la santé cognitive.

🥢🇯🇵 Pourquoi le taux d’obésité est-il de 4% au Japon contre 42% aux États-Unis ? Ce n’est pas une question de génétique, mais un ensemble de facteurs culturels : portions plus petites, prix alimentaires plus élevés, système universel de repas scolaires favorisant une alimentation équilibrée, culture du “manger à 80% de satiété” et activité physique intégrée au quotidien.

🍟🇯🇵 Calbee, leader japonais du snacking, passe à des emballages en noir et blanc en raison de perturbations d’approvisionnement en naphta, dérivé pétrolier utilisé pour produire les encres d’impression colorées, liées à la guerre en Iran. Un exemple typique de la complexité des chaînes d’approvisionnement mondialisées et de leurs effets indirects souvent invisibles.

⛽🌍 Les hedge funds ont presque triplé leurs positions sur l’huile de soja (biodiesel) depuis le début du conflit avec l’Iran. Avec la hausse des prix du pétrole et la fermeture du détroit d’Ormuz, les matières premières agricoles deviennent des “proxies” énergétiques et sont de plus en plus corrélées aux marchés du carburant. Cela se reflète déjà dans les résultats de certains géants : ADM a relevé ses prévisions annuelles sur les marges de trituration du soja et de l’éthanol. Au-delà du fait que les entreprises agricoles pourraient devenir les “majors pétrolières” de demain, les conséquences potentielles sont plus préoccupantes : une réallocation massive des cultures vers les biocarburants pourrait déclencher une crise alimentaire mondiale.

🍅🇺🇸 Les prix de la tomate ont atteint des plus hauts depuis plusieurs années. À l’échelle mondiale, cette culture, fortement dépendante des engrais, devient plus coûteuse du fait de la guerre. Aux États-Unis, la situation est aggravée par une combinaison de sécheresses dans les principales régions de production, de hausse des coûts de main-d’œuvre et de droits de douane.

 

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Join the 60+ clients of Digital FoodLab: leading agrifood companies, retailers, banks, investors, startups, and public organisations.

Use case: project for a global F&B company looking to map its AgTech innovation ecosystem and the best startups to partner with

What we did:

  • Mapping of the AgTech ecosystem: startups, research regulators, and other leading companies.
  • Discussion to select areas to focus on.
  • Analysis of the information to reveal the trends and a model to analyse eventual partners.
  • A workshop to validate the opportunities based on our recommendations.
  • Scouting of relevant partners followed by introductions.

Results:

  • Mapping the different categories of innovations in AgTech that should be considered now to create long-term benefits for the business.
  • Identification of key partners (an incubator and a couple of startups).

Use case: project for a CPG company on the healthy ageing ecosystem

What we did:

  • Education of the board through a couple of workshops to define the perimeter
  • Identification of key opportunities and threats created by long-term evolutions (technologies, business models, behavioural changes).
  • Deep dives on each of the priority categories.
  • Co-construction of a vision on how the company should address these challenges.
  • Identification of partners (startups, incubators, funds) to move forward.

Results:

  • Creating a consensus on which categories to prioritise and how to address them.
  • Implementation of an open innovation strategy through the development of partnerships.

Use case: project for a global CPG company to develop a strategy on the healthy ageing ecosystem

What we do (ongoing mission on a subscription model):

  • Kick-off where we present an overview of the AgriFoodTech ecosystem to select with the client the categories to cover and for each, the level of information required.
  • Monthly newsletter: each month we send a newsletter with the articles that we have gathered ranked by relevance, their summaries, and a layer of analysis.
  • Database: we set up a personalised database that will be filled month after month with the information gathered on the companies identified for the watch.
  • Workshops: twice a year with the client’s innovation team and other “innovation curious” team members, we present an overview of the evolutions, key trends and a dashboard of the topics followed by the watch.

Results:

  • A clear, regular and evolutive tool to follow what is happening in terms of innovation on key topics.
  • A forum (through the workshops) to discuss innovation trends and new opportunities.

Use case: opportunity screening for an ingredient company

What we did:

  • Kick-off to define the perimeter of the ecosystem studied.
  • Mapping of the different trends shaping the innovation ecosystem of the client.
  • Analysis of the trends on DigitalFoodLab’s trend curve and other relevant frameworks.
  • Workshop to discuss DigitalFoodLab’s recommendations on key trends to prioritise

Results:

  • Shared view of the innovation ecosystem for the client with a view of the trends to prioritize.
  • Clear document (personalised trend curve) that can be easily shared internaly to explain the company’s innovation choices and which can be then updated each year.

Use case: scouting for an agriculture coop

What we did:

  • Kick-off to define the perimeter of the client, the goals of the scouting (partnerships) and the criteria on which startups should be evaluated.
  • Set-up scouting: we selected the first batch of 20+ key startups following the criteria of the client.
  • On-going scouting: then we set up a quarterly scouting of about ten startups.
  • For each scouted startup, we created an ID card with key information such as the business and technological maturity, funding, and corporate partnerships. We also added an explanation of why we selected this startup.

Results:

  • An ongoing and evolutive scouting are matching the client's criteria and its capabilities in terms of deal flow.

Use case: working on an acquisition process for a CPG company

What we did:

  • Kick-off to define what the client is seeking, notably in terms of maturity.
  • Workshop with the client based on a mapping of the different innovation ecosystems adjacent to its activities to select some priorities and discuss inspiring examples of startup acquisition stories.
  • Identification of 20+ targets.
  • Workshop to select the most relevant to engage with.
  • DigitalFoodLab worked as a sparing partner during the acquisition process, notably to help design how the acquired startup could be integrated into the overall company’s strategy.

Results:

  • Different results from traditional M&A processes with a focus on the client’s innovation strategy.
  • Identification of a good match for an acquisition.

Use case: market due diligence on sugar alternatives

What we did:

  • Kick-off with the client to discuss its interest on this category, its expectations and existing level of information (notably on the target company).
  • Mapping of the ecosystem to analyse the different existing alternatives and technologies to compare them.
  • Interview (calls) with relevant startups made by our internal biotechnology expert.
  • Recommendation on whether to invest or not.

Results:

  • Clear view of the ecosystem and of the reasons to believe (or not) in each sub-category.
  • Enforceable recommendations based on facts and expertise.